19 mars 2012
Devant le drame qui frappe les familles toulousaines, la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP) s’associe à la douleur des parents et observera demain, avec toute la communauté éducative, la minute de silence nationale.
Dans son édition du 24 février, les Dernières Nouvelles d'Alsace publiaient un extrait d'un communiqué de la FCPE critiquant le vote de la PEEP au Conseil Départemental de l'Education Nationale du Bas-Rhin en ces termes:
« Là où le bât blesse, c’est que le seul et unique représentant de la PEEP, (autre fédération de parents d’élèves), a voté pour les mesures de carte scolaire », poursuit le communiqué de la FCPE. « Comment un représentant de parent d’élève peut-il approuver « un projet qui continue de dégrader dangereusement les conditions de travail des enseignants ? », s’interroge la FCPE.
Nous publions ci-dessous notre droit de réponse , envoyé à la rédaction des DNA:
Strasbourg, le 26 janvier
2012
Christophe LOUP Anne DEHESTRU
Président Départemental PEEP 67 Présidente Régionale
Depuis plus de 100 ans, la PEEP affirme avec force ses valeurs : priorité éducative de la famille, stricte neutralité politique et syndicale, responsabilité et recherche de l’intérêt général et de l’équité, qui doivent toujours prévaloir sur la défense de l’individualisme.
Dans ses méthodes la PEEP a toujours privilégié le pragmatisme, la concertation, le dialogue, la force de proposition au lobbying et à la contestation et a à cœur de tenir un discours de vérité à ses adhérents ainsi qu’à l’ensemble des parents qu’elle représente.
Toutes ces valeurs sont mises à mal dans le contexte économique actuel marqué par des contraintes budgétaires.
Le 21 février se sont tenus les CDEN dans les deux départements alsaciens
Dans le Bas-Rhin , les différentes parties ont pu présenter leur point de vue sur la préparation de la nouvelle rentrée après la présentation par l’Inspecteur d’Académie de la méthode de travail pour répartir équitablement la suppression imposée des 108 postes.
Si la préparation de la rentrée a été rejetée à une très forte majorité (seules 3 voix pour dont celle de la PEEP), L’inspecteur d‘Académie a clôturé la réunion en se félicitant de la bonne tenue des débats.
Autre ambiance dans le Haut-Rhin : où les limites acceptables en terme de courtoisie et de respect dû aux personnes et aux fonctions ont été dépassées, alors même que de nombreuses situations tendues avaient été revues en amont de la réunion.
Après le rejet à l’unanimité (la PEEP s’est abstenue) de la préparation de rentrée proposée par l’Inspectrice d’Académie, le représentant de l’Etat dans le Haut-Rhin, pour sortir d’une situation de blocage, a décidé de « poursuivre le dialogue » sur le terrain avec les élus
(conseillers généraux et Maires) sous l’autorité des Sous-Préfets, tout en précisant que la commande du Ministre (à savoir la suppression de 108
postes) restait une donnée incontournable.
Si nous pensons que le dialogue et la concertation sur le terrain peuvent contribuer, en s’appuyant sur les élus de proximité, à dédramatiser
certaines situations et favoriser une meilleure utilisation des moyens par une organisation au besoin innovante, nous sommes particulièrement préoccupés par le risque fort inhérent à cette
concertation : celui de générer de faux espoirs auprès des parents, et sa conséquence inéluctable : une déception exacerbée. Et, surtout, la tentation pour chaque élu de « tirer la
couverture à soi » en sacrifiant la vision globale et l’intérêt général et en mettant en péril la solidarité nécessaire au niveau du Territoire.
La prise en charge de la difficulté scolaire est au cœur des débats, La PEEP Alsace :
- réitère sa demande d’un bilan quantitatif et qualitatif des Rased et de l’aide individualisée mise en place en septembre 2010 dans l’ensemble des écoles à raison de 2h hebdomadaires
- affirme que la mise en place de la semaine des 4 jours a accentué les difficultés scolaires et creusé les inégalités et demande son abandon au profit d’une organisation de la journée et de la semaine plus respectueuse des rythmes de l’enfant, sacrifiés sur l’autel du confort des adultes
- réaffirme que l’école seule ne peut prendre en charge toute la difficulté sociale, et qu’une mutualisation plus forte des efforts des Communes, des Conseils Généraux et de l’Ecole est plus que jamais nécessaire.
- S’engage à poursuivre le dialogue avec les Inspections Académiques et le Rectorat sur les situations les plus sensibles
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