Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 15:27
 Une fédération de parents a jeté le pavé dans la mare en lançant un appel pour une quinzaine sans devoirs;
Je salue cette initiative que je trouve pertinente et regrette que la fédération Peep n'ait pas fait front commun avec la FCPE , et ce pour plusieurs raisons :
La 1 ère sur la forme:
- les devoirs écrits sont interdits par une  ordonnance datant de 1956, ordonnance jamais réellement appliquée  Des lors convient -il de se poser les bonnes questions: Faut il maintenir cette interdiction ou la supprimer? 
En effet il me paraît peu cohérent voire dangereux de plaider en faveur de la non application d'un texte: on ne peut à la fois accepter ou pire justifier  cette liberté prise par rapport à l'interdiction des devoirs et exiger l'application , pour citer un exemple qui nous tient à  coeur,  du décret du 26 juillet 2006 , plus connu sous le nom de "décret parents" , qui définit le rôle la place et les droits des parents dans le système éducatif.
- sur le fond: affirmer que les devoirs constituent le lien entre les parents et l'école revient à ignorer tous les parents qui ne sont pas en capacité ( pour des raisons  diverses) d'aider leurs enfants, nous en avons eu  des témoignages poignants lors de la semaine du refus de la misère : ATD Quart Monde a alerté sur la détresse de certains parents pour qui les devoirs sont une véritable épreuve et un moment d'humiliation pour ceux qui ne sont pas en capacité d'aider leurs enfants.
Et plus généralement, , nous sommes régulièrement interpellés par des parents pour qui les devoirs sont un sujet de tensions familiales, pour ne pas dire  qu'ils pourrissent les relations  parents/enfants
Bien sûr nous savons aussi que ce sont souvent les parents qui sont demandeurs de devoirs, ils serait d'ailleurs intéressant  d'analyser cette demande et de calmer les angoisses et les ardeurs de certains d'entre eux...
La question des devoirs est indissociable de celle des rythmes, des programmes et pose la question de fond de la répartition des rôles entre école et parents:
On ne peut que constater -et pour ce qui me concerne  déplorer - l'inversion de la place des rôles respectifs dont la conséquence est que la réussite des élèves dépend de plus en plus de ce que l'institution appelle pudiquement la "compensation à domicile "
Est ce l'Ecole que nous voulons pour les générations futures? 
La semaine des 4 jours , non accompagnée de l'allégement des programmes  , et son corollaire la concentration des apprentissages sur 8 demi journées au lieu de 9 , a contribué à dégrader une situation déjà tendue et la tentation est grande, lorsque l'on n'a pas le temps de consolider les apprentissages sur le temps scolaire, de confier cette tâche aux parents, qui eux mêmes peuvent la déléguer lorsqu'ils en ont les moyens 
On ne peut à la fois se positionner en porte parole de toutes les familles et ne porter la parole que de quelques parents privilégiés.
Osons clairement, au delà de cette question importante des devoirs, qui n'est que l'arbre qui cache la forêt, nous engager  en faveur de l'allégement des programmes, quitte à  froisser les lobbys disciplinaires, et reconnaissons que la semaine des 4 jours est une très mauvaise idée d'adultes dont les écoliers français font les frais, et notamment les plus fragiles d'entre eux!
Anne DEHESTRU
Présidente régionale
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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 18:52

19 mars 2012

 

Devant le drame qui frappe les familles toulousaines, la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP) s’associe à la douleur des parents et observera demain, avec toute la communauté éducative, la minute de silence nationale.

Par peep alsace
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Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 22:39


Le projet éducatif pour les élèves de Mulhouse a été présenté aux délégués des parents en conseil d'école.
La PEEP, qui a participé à toutes les réunions préparatoires, constate des avancées concrètes
- Organisation de la semaine sur 4 jours et demi : une matinée de plus (la période la (plus favorable) pour mieux apprendre.
L'aide personnalisée le matin
Un temps éducatif facultatif mais ouvert à tous, deux après midi par semaine, ainsi qu'un mercredi matin par mois. Il permettra aux enfants d'avoir une ouverture culturelle, sportive et citoyenne. Ce temps éducatif sera conçu en lien avec le projet d'école.
L'accompagnement des parents : cours, échanges, ...
le renforcement des dispositifs pour les élèves aux difficultés particulières.
La rénovation des écoles de trois quartiers

La PEEP regrette que les propositions du groupe de travail n'aient pas été toutes reprises : début de l'école à 8h30, aide personnalisée en début de matinée, temps éducatif en début d'après midi.
La PEEP comprend que des difficultés importantes d'organisation pour les parents, l'éducation nationale et les personnels de la ville aient conduit à ne pas les retenir.

La PEEP espère que les enfants et les élèves seront mis au cœur des débats et des votes dans les conseil d'école.
Juliette  STARASELSKI
Présidente PEEP Mulhouse et Environs
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Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 13:47

Dans son édition du 24 février, les Dernières Nouvelles d'Alsace publiaient un extrait d'un communiqué de la FCPE critiquant le vote de la PEEP au Conseil Départemental de l'Education Nationale du Bas-Rhin en ces termes: 

 « Là où le bât blesse, c’est que le seul et unique représentant de la PEEP, (autre fédération de parents d’élèves), a voté pour les mesures de carte scolaire », poursuit le communiqué de la FCPE. « Comment un représentant de parent d’élève peut-il approuver « un projet qui continue de dégrader dangereusement les conditions de travail des enseignants ? », s’interroge la FCPE.

Nous publions ci-dessous notre droit de réponse , envoyé à la rédaction des DNA:

 

- lors du CDEN du 21 février, la PEEP n'a  pas approuvé les suppressions de postes mais le travail de répartition réalisé par l''Inspecteur d’Académie de la dotation académique: c'est notre vision de notre rôle de partenaire à part entière de l'Education Nationale.

Le refuge dans la contestation et le rejet global, que nous jugeons stérile, n’est pas notre mode de fonctionnement, nous préférons intervenir sur des situations tendues bien identifiées, pour les faire évoluer, au cas par cas.

Pour utiliser une métaphore : la carte scolaire n’est pas une épreuve de patinage  artistique libre, elle serait plutôt  à classer  dans les figures imposées, nous n’avons pas pour habitude de faire croire à nos adhérents que tout est possible dans un contexte contraint. Telle n’est pas, non  plus, notre vision de la responsabilité.

- la PEEP est une association de parents d'Elèves, créée par des parents pour représenter les parents d’élèves, et se positionne en toute indépendance vis à  vis des partis  politiques et des syndicats.

Nous sommes particulièrement  attachés au respect des rôles et fonctions respectifs, la défense des conditions de travail des enseignants n'entre pas dans notre champ de compétences, l’appréciation par la FCPE de la carte scolaire à l’aulne de ses incidences sur les conditions de travail des enseignants est révélatrice de ses liens  forts avec le syndicalisme enseignant, hérités de l’histoire. Nous nous situons dans une tout autre attitude : celle de l’indépendance. 

Strasbourg, le 26 janvier 2012

 

Christophe LOUP                                        Anne DEHESTRU

Président Départemental PEEP 67          Présidente Régionale

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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 17:51

 

Depuis plus de 100 ans, la PEEP affirme avec force ses valeurs : priorité éducative de la famille, stricte neutralité politique et syndicale, responsabilité et recherche de l’intérêt général et de l’équité, qui doivent toujours prévaloir sur la défense de l’individualisme.

 

Dans ses méthodes la PEEP a toujours privilégié le pragmatisme, la concertation, le dialogue, la force de proposition au lobbying et à la contestation et a à cœur de tenir un discours de vérité à ses adhérents ainsi qu’à l’ensemble des parents qu’elle représente.

Toutes ces valeurs sont mises à mal dans le contexte économique actuel marqué par des contraintes budgétaires.

 

Le 21 février se sont tenus les CDEN dans les deux départements alsaciens

Dans le Bas-Rhin , les différentes parties ont pu présenter leur point de vue sur la préparation de la nouvelle rentrée après la présentation par l’Inspecteur d’Académie de la méthode de travail pour répartir équitablement la suppression imposée des 108 postes.

 

Si la préparation de la rentrée a été rejetée à une très forte majorité (seules 3 voix pour dont celle de la PEEP),  L’inspecteur d‘Académie a clôturé la réunion en se félicitant de la bonne tenue des débats.

 

Autre ambiance dans le  Haut-Rhin : où les  limites acceptables en terme de courtoisie et de respect dû aux personnes et aux fonctions ont été dépassées, alors même que de nombreuses situations tendues avaient été revues en amont de la réunion. 

 

Après le rejet à l’unanimité (la PEEP s’est abstenue) de la préparation de rentrée proposée par l’Inspectrice d’Académie, le représentant de l’Etat dans le Haut-Rhin, pour sortir d’une situation de blocage, a décidé de « poursuivre le dialogue » sur le terrain avec les élus

(conseillers généraux et Maires) sous l’autorité des Sous-Préfets, tout en précisant que la commande du Ministre (à savoir la suppression de 108 postes) restait une donnée incontournable.

Si nous pensons que le dialogue et la concertation sur le terrain peuvent contribuer, en s’appuyant sur les élus de proximité, à dédramatiser certaines situations et favoriser une meilleure utilisation des moyens par une organisation au besoin innovante, nous sommes particulièrement préoccupés par le risque fort inhérent à cette concertation : celui de générer de faux espoirs auprès des parents, et sa conséquence inéluctable : une déception exacerbée. Et, surtout, la tentation pour chaque élu de « tirer la couverture à soi » en sacrifiant la vision globale et l’intérêt général et en mettant en péril la solidarité nécessaire au niveau du Territoire.

La prise en charge de la difficulté scolaire est au cœur des débats, La PEEP Alsace :

 

-                          réitère sa demande d’un bilan quantitatif et qualitatif des Rased et de l’aide individualisée mise en place en septembre 2010 dans l’ensemble des écoles à raison de 2h hebdomadaires

-                          affirme que la mise en place de la semaine des 4 jours a accentué les difficultés scolaires et creusé les inégalités et demande son abandon au profit d’une organisation de la journée et de la semaine plus respectueuse des rythmes de l’enfant, sacrifiés sur l’autel du confort des adultes

-                          réaffirme que l’école seule ne peut prendre en charge toute la difficulté sociale, et qu’une mutualisation plus forte des efforts des Communes, des Conseils Généraux et de l’Ecole est plus que jamais nécessaire.

-                          S’engage à poursuivre le dialogue avec les Inspections   Académiques et le Rectorat sur les situations les plus sensibles

Par peep alsace
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